Exposition Sexe, mort et sacrifice
au Musée du Quai Branly du 9 mars au 23 mai 2010
Toutes nos félicitations à la personne qui a trouvé le titre de cette exposition, funky et aguicheur au possible (car après tout, il s’agit de céramiques). Il n’empêche que pour la religion Mochica, ces petites sculptures nous laissent une trace du point de vue de toute un peuple sur la religion, le pouvoir, la sexualité et la mort…

© Museo Larco, Lima-Pérou
L’exposition « Sexe, mort et sacrifice dans la religion Mochica » rassemble, pour la première fois en Europe, 134 céramiques mochica montrant des actes sacrificiels, mais surtout sexuels entre animaux et/ou personnages anthropomorphes. Ce genre d’iconographie religieuse est unique dans l’art précolombien et propre à la mythologie mochica.
Les artisans mochica ont pétri dans leurs poteries ces rites non reproducteurs, faisant des attributs sexuels stylisés les thèmes centraux d’une iconographie à fonction rituelle dont l’audace est à la hauteur de la force de leurs croyances. Cette imagerie sexuelle n’est pas liée à la vie quotidienne des Moche, mais renvoie à une idéologie politique et religieuse caractéristique de leur société, habitée par le souci d’assurer la continuité de la société, et d’une manière générale celle de l’univers.

Personnage anthropomorphe assis © Museo Larco, Lima-Pérou
Ces représentations étonnantes n’ont finalement rien d’érotique, et leur naturalisme n’est que de surface, puisqu’elles figurent pour l’essentiel des entités ou des processus surnaturels combinant des choses normalement disjointes : des morts-vivants, des animaux avec des attributs humains, des dieux à la fois destructeurs et régénérateurs. Des objets intrigants et surprenant que l’exposition vous expliquera en profondeur.
L’exposition Sexe, mort et sacrifice a lieu au Musée du Quai Branly (ici) du 9 mars au 23 mai 2010. Ouvert dimanche, mardi et mercredi de 11h à 19h ; jeudi, vendredi, samedi de 11h à 21h. Entrée : 8,50 € / 6 €.
Site officiel : www.quaibranly.fr


