Restaurant Le Dauphin à Paris
Un restaurant qui gagne un prix avant d’ouvrir ? Il fallait absolument aller voir pourquoi…
L’ouverture du restaurant le Dauphin était très attendue. Parce que Inaki Aizpitarte chef du Châteaubriand (qui se trouve juste à côté) est à l’origine du projet et aussi parce que le restaurant a reçu un prix… bien avant qu’il accueille ses premiers clients.
Notre expérience au Chateaubriand, classé comme un des meilleurs restaurant du monde, n’avait pas été très heureuse, un service trop désinvolte, une cuisine qui ne nous avait pas du tout convaincus.
Nous voulions tout de même essayer ce restaurant tout de blanc vêtu.
Je dois vous avertir que si vous désirez un restaurant au calme avec une petite table romantique, vous devez passer votre chemin. A l’apogée du service en soirée, le restaurant devient un lieu tellement animé que l’on pourrait se croire dans un des bars à tapas de Séville. Tout le monde parle fort, le bar est assailli, les serveurs sont interpelés de toutes parts et le tout dans une grande bonne humeur.
D’ailleurs la décoration fait la part belle à un des matériaux le plus aimé en Espagne : Le marbre. Il y a du marbre blanc partout sur les mur sur le sol, au plafond et c’est absolument superbe, élégant et chose étonnante chaleureux lorsqu’il y a du monde !


La carte change tous les jours avec quelques classiques qui ne bougent pas. Elle est constituée d’un choix de tapas. Le serveur fort sympathique nous conseille de commencer avec un petit assortiment et de voir ensuite si notre gourmandise est plus forte que notre faim.
Heureusement que nous étions 4 à table car nous avons pu goûter une multitude de tapas. Alors commençons :
Le classique Jamon Bellota, coupé en tranches fines parfaites, fondant, au goût unique mmmm….
Les poulpes au pimenton, tendres avec ce parfum fumé grâce au vrai pimenton espagnol, un régal….
Les couteaux à la crème de choux fleur et câpres, nos convives ont adoré….
Les pois chiches et olives calamata, réplique exacte d’un « cocido » sans viande que l’on trouve dans les bars à tapas en Espagne…
Le crabe avec boulgour et cresson, textures et goûts inédits, la tapa nouvelle génération ![]()
Le foie gras poêlé avec navet et sauce au kumquat a séduit nos deux convives…
La tempura de gambas était joli mais sans grand intérêt….
Le pluma ibérique et pissenlit a été englouti en deux seconde…
L’écrasée de Vittelotes colorée mais un peu trop classique…
et enfin un manchego suintant à souhait ; surprise et ravissement avec cette mozarella fumée et chaude et une burrata onctueuse, parfaite pour terminer la partie salée de notre dîner OUF !












Et bien oui ! Nous avons décidé de succomber à l’appel des desserts, la poire pochée au financier, la glace au lait Ribot et huile d’olive et la tarte au citron meringuée ont été le sommet d’un dîner sans faute…


Au fur et à mesure que la soirée avançait le bruit et l’agitation autour de nous allaient en crescendo, les serveurs étaient de plus en plus joyeux, Inaki Aizpitarte est venu trinquer avec ses clients, beaucoup de personnes n’ayant pas réservé sont reparties la mine dépitée. Le serveur nous a demandé si nous acceptions de terminer la soirée au bar car des personnes attendaient notre table. Nous avons donc changé de perspective, l’esprit de plus en plus embrumé par les deux bouteilles de vins que nous avions englouties et par les digestifs que le restaurant nous avait offerts…


Nous avons, bien sûr, envie de revenir au Dauphin et goûter ses tapas inédites… Comptez à peu près 40 euros par personne.
Le Dauphin (ici) est ouvert pour le déjeuner et le dîner ouvert tous les jours sauf le dimanche et le lundi (fermé le samedi midi). Tél. 01 55 28 78 88.
Pour voir toutes nos photos, cliquez le bouton ‘play’ ci-dessous, puis les quatre flèches en bas à droite pour passer en mode plein écran.


