Sacramentaire de Charles le Chauve (?), fragment. École du Palais de Charles le Chauve, vers 869- 870. BnF, dpt. des Manuscrits

Le rôle des empereurs carolingiens est présenté à travers leurs propres manuscrits, issus des écoles du palais ou d'autres ateliers : exécuté pour Charlemagne en 781-783, l'évangéliaire de Godescalc en est la pièce phare. Autour du noyau central que constituent les manuscrits impériaux gravitent les principaux foyers de création, tous liés à la dynastie carolingienne : parmi eux, l'abbaye de Corbie participe à la naissance de l'écriture caroline et à la transmission des auteurs classiques et des Pères de l'Eglise ; réceptacle de la générosité impériale, Saint-Denis est un centre de culture et d'échanges ; l'abbaye Saint-Martin de Tours, où Alcuin établit vers 800 une nouvelle version de la Bible, produit les Évangiles de Lothaire avant 851 ; les scriptoria de Reims symbolisent le renouveau de l'art classique ; à Metz, coeur de la réforme liturgique, l'évêque Drogon commande vers 850 des manuscrits somptueux aux reliures d'ivoire ; Saint- Amand, enfin, est le foyer du style franco-insulaire, illustré vers 871-877 par la célèbre Bible de Charles le Chauve. Tout en développant une culture et un style propres, chacun de ces centres donne à voir la profondeur et la beauté de l'héritage carolingien.



INFOS PRATIQUES

Bibliothèque nationale de France – site Richelieu
58, rue de Richelieu – Paris IIe
Métro : Bourse, Palais Royal, Pyramides
Renseignements : 01 53 79 59 59
Du mardi au samedi de 10h à 19h, le dimanche de 12h à 19h
Fermeture lundi et jours fériés
Entrée : 7 € , tarif réduit : 5 €

Pour toute information complémentaire, vous pouvez consultre le site de la BNF consacré à l'exposition: Livres carolingiens, manuscrits de Charlemagne à Charles le Chauve