Exposition "Kara Walker- Mon Ennemi, Mon Frère, Mon Bourreau, Mon Amour" au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris jusqu'au 9 Septembre 2007
:: Informations Culturelles et Artistiques
Cette grande exposition monographique de Kara Walker retrace l’itinéraire de cette artiste afro américaine, des premières silhouettes découpées (1994) aux films plus récents d’animation (2007).
Kara Walker , Excavated from the Black Heart of a Negress (détail), 2002. Découpure de papier noir. 400 x 3020 cm. ourtesy Kara Walker et Sikkema Jenkins & Co., New York. Copyright Kunstverein, Hanovre. Photo: Raimund Zakowski
Travaillant autour de l’histoire de l’esclavage et de son héritage dans la société américaine contemporaine, elle rend compte de la discrimination raciale, des relations entre les Noirs et les Blancs, des esclaves et des maîtres, de la ségrégation et de ses contradictions. Elle dépeint la violence entre les hommes, celle des conflits en plein jour mais aussi celle de l’intimité. Tirant son inspiration de sources variées – les mélodrames historiques, les romans populaires, les récits d’esclaves, la physiognomonie-, elle vient contrebalancer l’histoire d’une Amérique magnifiée par la littérature et le cinéma.
Ses grandes silhouettes découpées mettent en scène le Sud d’avant la Guerre de Sécession, faisant apparaître la richesse d’un monde débridé où se mêlent fantasmes et pensées, relation à l’autre et relation à soi, passé, présent et futur. A l’image de son héroïne préférée, la « négresse émancipée », âme libre dans une âme d’esclave, Kara Walker traverse l’histoire en observatrice joyeuse et inquiétante. Sans manichéisme ni militantisme offensif, elle pratique un art des questions déstabilisantes, parfois très controversées au sein de la communauté noire américaine. Un passionnant travail sur le passé pleinement contemporain dans ses formes entre installations, films, collages et wall-paintings.
L’exposition s’ouvre sur Endless Conundrum, An African Anonymous Adventuress, 2001, – écho à Endless Column/ La colonne sans fin de Brancusi (1938) – qui propose une interprétation du « primitivisme » à travers la modernité.
A l’étage de l’ARC, de grands panoramas représentent l’esclavage comme une forme de théâtre érotisée : Gone, an Historical Romance(…)1994 ; The End of Uncle Tom(…),1995 ; Excavated from the Black Heart of a Negress, 2002 ; Slavery ! Slavery !(...), 1997.
Ses dessins et collages - notamment Do You Like Creme in Your Coffee and Chocolate in Your Milk ?, 1997 et Negress Notes, 1996-97 - empruntent aux caricaturistes du XIXème. La série The Harper's Pictorial History, 2001-2005 détourne les pages d’un livre d’histoire sur la guerre de Sécession (dont le titre devient « Walker’s Pictorial History »).
Les films d’animations (Testimony, 2004 ; 8 Possible Beginnings, 2005 ; « …the angry surface of some grey and threating sea », 2007), inspirés des ombres chinoises et du théâtre de marionnettes, rappellent le cinéma des origines (Griffith). L’artiste « marionnettiste » manipule elle-même ses personnages.

Kara Walker Renaissance Society, 1997
INFOS PRATIQUES
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président Wilson
75116 Paris
Renseignements : 01 53 67 40 00
Accès
Bus : lignes 32, 42, 72, 80, 82 et 92
Métro : ligne 9 - Arrêts Alma-Marceau ou Iéna
RER : ligne C - Arrêt Pont de l'Alma
Horaires
Du mardi au dimanche de 10 à 18 h
Fermeture le lundi.
Nocturne le mercredi jusqu'a 22h pour les expositions temporaires.
Tarifs pour les visiteurs individuels
Expositions temporaires:
Plein tarif : 4,50€
Tarif réduit : 3€
Tarif jeune : 2,20€
Kara Walker The Renaissance Society, 1997
Pour toute information complémentaire du Musée d'Art Moderne, vous pouvez consulter le site de Paris.fr.

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