FREDERIC DELANGLE
108 bd Edmond Rostand
92500 Rueil-Malmaison
01 57 69 25 50
06 14 41 21 61
contact@fredericdelangle.com
www.fredericdelangle.com/
Biographie
Frédéric DELANGLE est né en 1965 et vit en région parisienne.
Formé au département photographie de l'université Paris VIII entre 1989 et 1994, il commence par travailler comme photographe au journal l'étudiant, et depuis comme photographe indépendant principalement en photographie d'architecture et paysages. Il intègre l'agence Archipress en 2001 et à partir de 2003 réalise quelques campagnes de publicités pour différentes agences.
Depuis l'université il a toujours mené en parallèle une recherche photographique personnelle sur le paysage dont font partie les séries "Ahmedabad no life last night", "périphérie périphérique", "plages" et un travail permanent sur le paysage urbain qu'il complète au gré de ses différents voyages. L'ensemble de ce fond photographique est fait à la chambre 4X5 inch. Il est aujourd'hui soutenu par la galerie Philippe Chaume.
Expositions: Espace Confluences, Paris 1990/ Mai de la photographie, Reims 1992/ Mois de la photographie, Espace Confluences Paris 1992/ Le SAD, Beyrouth 1994/ Galerie la périphérie Paris 2000/ Les rencontres photographique de Lure 2001/ Artazart Paris 2002/ Alliance Française d'Ahmedabad Inde 2005/ Centre d'art contemporain de Baroda Inde 2005/ Galerie la périphérie Paris 2005/ Galerie Phillipe Chaume Paris 2005/
Projets: livre sur Ahmedabad No Life Last Night aux édition Gilles Fages en octobre 2006, Exposition à Ahmedabad en avril 2006 dans le cadre d'un séminaire sur l'architecture, exposition à Charolles en juin 2006, Exposition pour Lille 3000 en octobre 2006, exposition sur le thème du paysage urbain et de l'architecture organisé à Rotterdam en novembre 2006, exposition à la galerie Philippe Chaume fin 2006.
Ahmedabad : No life last night.
Ahmedabad est la capitale du Gujarat, état aux mains des radicaux hindous du
nord-ouest de l’lnde. Son extrême pauvreté est à la mesure de sa grandeur
passée. La ville cristallise en son sein les problèmes que la planète devra
résoudre au cours du 21e siècle :surpopulation, paupérisation, insalubrité,
pollution, condition de la femme déplorable, désacralisation et perte des
repères.
Peut-on et doit-on montrer la catastrophe humanitaire au travers de pauvres
êtres en décomposition ? Passée l’émotion de la confrontation à la rue et à ses
occupants, je ne choisis pas de photographier la forme humaine de cette misère.
La journée, je filme la saturation des rues, la marée humaine en mouvements, la
frénésie indifférente au décor qui l’accueille. Tout cela va trop vite et la
mosaïque me semble très élaborée sous les échoppes des vendeurs ambulants, les
affiches, les tissus. Les parures d’Ahmedabad me plongent dans une ville qui
décidément ne se donne pas facilement.
La nuit, je découvre un autre décor, la ville mise à nu. Tombée la quincaillerie
des commerçants, endormis les chauffeurs de taxis, assoupies les femmes
affairées à la préparation d’un repas décent, la nuit lève le rideau sur un
décor troublant. J’ai trouvé mon sujet à force d’errance et de vagabondage dans
les rues désertes. Une sorte de négatif qui offre une vision très différente de
la ville.
L’objet de ma démarche est de comprendre la ville dans sa plus grande intimité.
Je trouve alors les stigmates de la douleur. C’est la série complète qui donne
finalement un sens à ma démarche. J’aimerais être un passeur de témoin,
dénonçant la lente dissolution de la ville et de ses occupants dans une totale
indifférence générale. Où sont les traces d’humanité dans ces rues désertes ?
Quelques fantômes ayant du mal à trouver un repos bien mérité errent devant mon
objectif puis disparaissent…
Au bord de la rupture, Ahmedabad trouvera-t-elle les ressources nécessaires pour
faire machine arrière ?
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