Exposition "La Main" au Musée d’Orsay à Paris du 19 Juin au 30 Septembre 2007

De Disderi à Nadar, d’Auguste Vacquerie à Alfred Stieglitz, les oeuvres sélectionnées sont représentatives des techniques et des pratiques, commerciale, artistique ou amateur, qui ont jalonné la production photographique jusqu’au début du XXe siècle. Elles montrent des mains anonymes, mais aussi celles de Nijinsky et du mime Deburau, d’ Isadora Duncan et de Bernard Shaw, d’Edgar Degas et de François Pompon…


Bronia Wistreich-Weill, Les mains jointes © Photo RMN, Gérard Blot

Dans les premiers portraits photographiques, la position des mains préoccupe autant le modèle, désireux de fixer de lui une image digne, que le photographe.

Sagement posées sur les genoux ou sur un livre, soutenant le front ou le menton, l’une d’elles glissée dans l’ouverture de la veste, autant de choix qui ne doivent rien au hasard. Lorsque les photographes s’éloignent du portrait codifié, lorsqu’ils veulent exprimer la personnalité du modèle, ils n’oublient pas que la main est, après le visage, la partie la plus individualisée du corps. Elle implore, menace ou prie. Elle mendie, elle étreint, elle caresse.

Elle sert le jeu du danseur, du mime, du comédien…. Elle joue un rôle essentiel dans la création.

Si la main peut-être vue comme partie d’un tout, comme détail, cet accrochage abordera également la photographie de la main comme fragment autonome. Alors que les peintres et sculpteurs réalisent directement le fragment, tête, pied, main…, le photographe le crée en l’isolant, par le choix du cadrage ou de l’éclairage. Ces détails, véritable “alphabet des morceaux du corps”, sont largement utilisés pour la formation des artistes.

La main : un langage silencieux
Deux conférences accompagnent les derniers jours de l’accrochage de photographies sur le thème de la main et proposent des approches complémentaires : la première porte sur la langue des signes et son histoire, c’est-à-dire sur la main comme outil de communication ; la seconde sur les lignes de la main, reflets possibles ou mythiques de l’individualité de chacun. Elles seront données simultanément en langue des signes et en langue française.
Histoire de la langue des signes
jeu 27 septembre 2007 – 19h00
Musée d’Orsay auditorium niveau -2
Le paysage de la main, promenade chiromancienne
sam 29 septembre 2007 – 11h00
Musée d’Orsay auditorium niveau -2

INFOS PRATIQUES

Accès
entrée musée et expositions par le parvis 1, rue de la Légion d’Honneur :
* pour les visiteurs individuels sans billet côté Seine, entrée A
Transports
bus : 24, 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94
métro : ligne 12, station Solférino
RER : ligne C, station Musée d’Orsay
bateau : Batobus
taxis : rue de Solférino et quai Anatole-France
parcs de stationnement : Deligny, Louvre, Montalembert

Tarifs:
plein tarif : 7,5 euros
tarif réduit : 5,5 euros
le dimanche et à partir de 16h15 (20h le jeudi) : 5,5 euros

Horaires et jours d’ouverture
Ouverture le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 9h30 à 18h le jeudi de 9h30 à 21h45
Vente des billets jusqu’à 17h, 21h le jeudi.
Evacuation à partir de 17h30, 21h15 le jeudi.
Le musée est ouvert le 14 juillet.

Pour toute information complémentaire, vou pouvez consulter le site du Musée d’Orsay.