Photographie à l’Hôtel du Panthéon –
Lucie Belarbi et Amélie Chassary

Au troisième étage de l’Hôtel du Panthéon, pour illustrer la relation de George Sand et d’Alfred de Musset, nous avons fait appel aux deux photographes et plasticiennes Lucie Belarbi et Amélie Chassary. Elles nous donnent leur vision très particulière de cette relation passionnelle, tumultueuse et très courte.

Pour illustrer la liaison de Georges Sand et Alfred de Musset, nous avons choisi de mettre en scène les étapes importantes de leur relation de façon simple et chronologique. Les écrits des deux amoureux, nous ont conduit à élargir les formes d’expressions plastiques et à utiliser la couleur de façon beaucoup plus spontanée. En intégrant dans les mises en scène, des anecdotes singulières, réelles ou inspirées de leur relation, nous modifions avec dérision les codes d’une célèbre et tumultueuse relation amoureuse.

Photographie à l’Hôtel du Panthéon – Lucie Belarbi et Amélie Chassary
Hallucination – Terrifié, un soir, il voit ce qu’elle ne peut voir
© Lucie Belarbi et Amélie Chassary

La photo Pommes d’Or, symbolise la future relation amoureuse entre Sand et Musset. Nous avons voulu au travers d’une nature morte fixer la simplicité dans laquelle George vivait. Et l’intervention d’orner avec de l’or des pommes de terre marque le potentiel créatif et amoureux de leur future relation. Nous avons pensé un temps recouvrir des pommes (le fruit) d’or mais la symbolisation de la pomme de terre est beaucoup plus évidente pour définir la simplicité. Aussi, notre travail penche vers l’ironie et de ce fait nous nous sommes dit que ce trait d’humour pourrait rendre l’image plus majestueuse.

Photographie à l’Hôtel du Panthéon – Lucie Belarbi et Amélie Chassary
Pommes d’Or – Elle et Lui s’écrivent, désirent et ornent les fruits de leur future passion.
© Lucie Belarbi et Amélie Chassary
Photographie à l’Hôtel du Panthéon – Lucie Belarbi et Amélie Chassary
Buisson ardent – Jaloux, l’œil à se défendre, lui, se pique aux buissons
© Lucie Belarbi et Amélie Chassary
Photographie à l’Hôtel du Panthéon – Lucie Belarbi et Amélie Chassary
La rupture – Un jour neigeux
© Lucie Belarbi et Amélie Chassary

La mise en scène de la photo de George Sand, La muse, est conçue avec des morceaux de tissus posés sur son corps pour redessiner son nu. Cette vision est une façon pour nous de représenter la liberté d’expression de George. En effet dans cette image, le nu est décomposé en masse d’ombres et de lumières, en forme et en volume qui font référence au cubisme. Notre intention est d’accentuer l’idée que cette femme qui se dit être à “nu”, ne nous a peut être jamais montré la vérité d’elle même. Cette photo, est aussi, une représentation que se faisait Alfred d’elle. Et pourquoi pas un dessin, une peinture qu’il aurait pu faire d’elle.

Photographie à l’Hôtel du Panthéon – Lucie Belarbi et Amélie Chassary
La muse – Mise à nu, elle, la femme Bohême, femme scandaleuse et femme de lettres
© Lucie Belarbi et Amélie Chassary

La photo Le baiser, est dans le même principe. Des formes de corps, presque abstraites parce qu’elles ne sont pas représentées dans leur continuité. Le baiser nous le voulions fougueux. Les deux corps, s’assemblent et ne forment qu’un, l’espace d’un temps, puisque la relation de George et d’ Alfred fut assez courte. Pour le sein, nous souhaitions être dans la suggestion d’une féminité assumée et nous n’avons pas cherché à avoir un regard parfait sur la manière de le représenter. Nous souhaitons assumer la beauté et l’imperfection des corps.

Photographie à l’Hôtel du Panthéon – Lucie Belarbi et Amélie Chassary
Le baiser – Sa jambe, sa main, son sein, ses bouches…
© Lucie Belarbi et Amélie Chassary

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