Restaurant EP7, Paris

Bistronomie et alimentation locale dans un nouvel espace concept – 75013

EP7 – nommé d’après le lot sur lequel il se trouve – est dans un tout nouveau quartier près de la BNF, construit par-dessus les voies de chemin de fer de la gare d’Austerlitz.

Il y a deux ans, ces rues n’existaient tout simplement pas, mais maintenant il y a des magasins, des appartement, des bureaux et… cette “guinguette numérique et gourmande” avec un bar, club et terrasse au rez-de-chaussée, un espace fumoir au premier étage et un restaurant au 2ème.

Nous sommes allés dîner dans ce lieu résolument moderne juste deux semaines après l’ouverture, et l’avenir du lieu semble très prometteur…

Voici notre chronique.

Restaurant EP7, Paris
photos : JasonW

Un lieu tout neuf dans un quartier qui l’est tout autant… EP7 est un lieu dynamique, numérique et assez chic.

D’ailleurs, ce n’est pas uniquement un restaurant – ici vous pouvez danser, boire un verre, fumer (hélas) et manger, mais également faire du yoga le dimanche et apprécier les visuels sur les écrans géants de la façade qui peuvent présenter les bons plans du quartier le matin, des œuvres d’un artiste l’après-midi, célébrer un événement le soir (comme la Journée internationale des femmes le jour de notre visite) ou montrer en live les DJs en train de mixer à l’intérieur.

Le bâtiment – dessiné par l’agence Randja – est assez élégant dans le genre moderne, donnant de jolies vues des alentours de jour comme de nuit. Parfois, on a du mal à croire qu’on est toujours à Paris…
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Coiffant le bâtiment au deuxième étage se trouve le restaurant d’EP7, orchestré par le jeune chef Adrien Tran. Une affiche explique son parcours et le concept de restaurant :

Quand la cuisine et la convivialité adoucissent les nouvelles technologies, c’est le pari que se lance l’équipe de l’ep7.

En cuisine, Adrien Tran. Âgé de 28 ans, il est né à Paris et a grandi à Nantes.

Inspiré par une famille amoureuse de la cuisine, Adrien, d’origine vietnamienne, retourne à Paris pour intégrer l’école Ferrandi.

Dans son CV : trois années au Passage en tant que chef de Partie aux côtés de Shaun Kelly et Edward Delling Williams, et deux années en tant que sous-chef au Verre Volé avec Takao Inazawa.

Curieux de toutes les inspirations culinaires, Adrien ne cache pas son admiration pour la cuisine japonaise. Il aime travailler le poisson qui demande rigueur et précision.

Au cœur de sa cuisine, le produit : “il mérite respect et attention.”

Ne demandez pas au chef son plat signature, il laissera son imagination et les produits de saison guider la cuisine de l’EP7.

Son challenge ➞ travailler au maximum avec des produits venus d’Île-de-France.

Après ce texte sérieux, nous rentrons dans la salle du restaurant, assez simple et bas de plafond, sûrement volontairement neutre, avec une cuisine ouverte au fond. Vous allez pouvoir scruter le travail d’Adrien de près !
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Dans un quartier pas forcément connu pour sa cuisine, la créativité des plats est aussi surprenante que les prix sont élevés.

Les entrées coûtent entre 8 et 16 euros, les plats autour de 23 euros et les desserts environ 8 euros, ce qui fait un repas trois plats à 40 euros minimum, sans boisson. C’est un pari osé dans ce coin de la ville, et il faudrait que le bouche à oreille fonctionne – le soir de notre visite, la salle n’est pas tout à fait remplie, mais deux semaines après l’ouverture, c’est peut-être un peu normal.

Une ardoise nous présente la carte, qui change tous les soirs suivant les arrivages.
Restaurant EP7, ParisNous commençons avec une burrata et des oursins bretons au naturel.

La présentation de la burrata est inexistante – elle est simplement servie dans un bol – mais avec l’huile dessus, du sel et du poivre et du bon pain, il faut dire qu’elle est excellente.

Les oursins sont spectaculaires. Normalement avec un goût très fin, un peu en retrait, ceux-ci sont vraiment goûteux et iodés.
Restaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisPour les plats principaux, nous choisissons les deux plats les plus chers de la carte :

– une lotte rôtie au beurre fumé, radicchio rose de Mantoue et carottes rôties, et
– une bavette de veau d’Aveyron, celeri rave, échalottes confites et salsa verde

(On remarque que le radicchio vient d’Italie et le veau de l’Aveyron, plutôt que de l’Île-de-France, malgré le concept du lieu.)

La lotte est incroyablement salée, mais bizarrement ça lui va plutôt bien. La présentation nous surprend agréablement.

La bavette est ferme, avec presque la consistence d’une viande en croûte. Nous apprécions la salsa verde, qui semble être un mélange d’herbes, de l’ail et de l’huile d’olive.
Restaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisL’heure est venue de goûter les desserts, et le choix est assez réduit – à part le fromage, il y a juste une pana cotta au thé matcha, crème haricot rouge et sésame, une poire pochée avec chantilly ou une crème au citron. Nous choisissons le premier et le dernier.

La crème au citron est joliment présentée, déconstruite avec un peu de meringue graphique d’un côté. Tres sucré, nous la délectons.

Hélas, notre enthousiasme est moindre pour la pana cotta (et mon convive estime être un expert sur le sujet, car il en a beaucoup goûtées). Non seulement l’ensemble est bien trop liquide (difficile de croire qu’il s’agit du choix délibéré), mais aussi le goût du thé matcha est quasi-absent. C’est un peu dommage pour une fin de repas.
Restaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisLe repas est terminé, et il est tard. D’ailleurs, nous croisons presque toute l’équipe au fumoir au premier étage, avec leurs cigarettes.

Le bar au rez-de-chaussée est désert aussi.
Restaurant EP7, ParisRestaurant EP7, ParisEP7 est un lieu qui va sûrement décoller sous peu. Sa terrasse sera remplie le jour, et son bar et restaurant la nuit.

L’approche du lieu est nouvelle, intéressante et sincère. D’ailleurs, l’équipe du restaurant est adorable.

Notre soirée fut agréable, un peu chère peut-être, avec autant de bons plats que de petites déceptions, mais tout cela va rentrer dans l’ordre sous peu, nous n’avons aucun doute.

Pour une expérience qui sort de l’ordinaire, EP7 mérite tout de même votre attention.

Le restaurant EP7 (ici) est ouvert midi et soir du mardi au samedi, et le bar tous les jours de 9h30 à 2h du matin !

Réservation en ligne ici

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